Doctolib, IA et données de santé : ce qu'autorise la MR-004, ce que la CNIL n'a pas tranché
Doctolib entraîne une IA de santé sur les données de dizaines de millions d'utilisateurs, sauf opposition. Ce qu'autorise la MR-004, ce que la CNIL n'a pas tranché.
L'essentiel en 30 secondes
- Doctolib a lancé le 1er août 2026 un programme de recherche IA de 3 ans avec l'équipe HeKA (Inria, Inserm, Université Paris Cité), alimenté par les données de santé et démographiques des utilisateurs — y compris celles des proches rattachés au compte.
- Le mécanisme est l'opt-out : vous êtes inclus par défaut, sauf opposition. Base invoquée : la méthodologie MR-004 de la CNIL (réutilisation de données pour une recherche d'intérêt public).
- « Légal » ne veut pas dire « validé » : interrogée, la CNIL a indiqué ne pas pouvoir se prononcer sur la légalité du dispositif à ce stade. Et pseudonymisé n'est pas anonyme — les données restent personnelles au sens du RGPD.
- L'opposition reste possible à tout moment (doctolib.fr/privacy-settings), y compris après le 1er août ; elle est individuelle (une démarche par proche) et sans accusé de réception.